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“MYSTERIEUSE” DISPARITION ET RÉAPPARITION DES IROQUOIS DE LA VALLÉE DU ST-LAURENT – LES RAPPORTS COLONIAUX AU SUJET DE NOTRE MORT ET DISPARITION SONT PRÉMATURÉS ET NE DEVRAIENT PAS ÊTRE PRIS AU SÉRIEUX.(MNN Rapport de musée)MNN. 9 novembre 2006. A la dernière minute, mardi le 7 novembre, nous Iroquois avons découvert qu’une exposition ouvrait ses portes au musée de Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Montréal. Elle porte sur la “ Mystérieuse disparition des Iroquois de la Vallée du St- Laurent ”. Ils le voudraient bien ! Quatre de nous de Kahnawake, Kanehsatake and Tyendinaga avons décidé de nous y rendre et d’y jeter un coup d’œil. Nous étions curieux de savoir d’où avaient-ils pris l’idée que nous avions “ disparu ” ou qu’un mystère devait être résolu . Comment quelqu’un se sentirait-il si sa supposée fin était annoncée et exposée ? C’est comme être invité à sa propre veille funéraire de son vivant. Ca nous a vraiment dérangé. Pouvez vous comprendre ? C’était comme une menace de mort. Ca nous a rappelé la manière dont on nous racontait, à l’école, que nos mères, pères, frères, sœurs, grands-parents, tout le monde allait mourir. Nous avions pleuré. Maintenant nous reconnaissons une menace terroriste quand nous en voyons une. Nous sommes arrivés vers midi. La bannière extérieure annonçait un tas de commanditaires corporatifs du Québec, du Canada et internationaux. Nous étions presque les premiers visiteurs. Au lieu d’être accueillis comme “ ces Iroquois perdus depuis longtemps ”, nous avons plutôt été traités comme des rabat-joie. L’homme à l’accueil nous a dit que nous devions payer 12$ pour entrer voir notre veille funéraire. Nous avons suggéré que puisque nous avions disparus et étions des fantômes à leurs yeux nous devrions être admis gratuitement. Soudainement l’homme s’est mis à ne nous parler qu’en Français. C’est alors que nous avons décidé de ne lui parler qu’en Mohawk. Il s’est fâché et s’est mis à frapper sa caisse enregistreuse. Éventuellement, après avoir argumenté sur les taxes du billet, nous nous sommes rendus à l’évidence que le seul moyen de passer au delà de cet extortionniste était de le payer. Ensuite nous sommes allés au deuxième étage. Ce que nous y avons vu est une vraie farce, non seulement pour nous mais aussi pour le public ignorant qu’ils espéraient confondre avec leur faux récit de l’histoire. Quelques unes des corporations ayant pris part à ces tromperies sont les Archives Nationales du Canada, la Bibliothèque Publique de Birmingham, le Musée Canadien des Civilisations, une organisation du patrimoine de Sorel, au Québec, le Département de Conservation du Québec, les Archives Nationales de France, la Commission de la Capitale Nationale de Québec, la maison longue fantôme de St-Anicet, le musée Gilgrease de Tulsa, Oklahoma, la Bibliothèque Huntington de San Marion, Californie, Société Historique Jefferson County de Watertown, NY, musée McCord de Montréal, la bibliothèque Osler de l’Université McGill, Michel Crepeau de France, le Ministère de la Culture et des Communications du Québec, MODIS Projet de Réponse Rapide de la NASA, le Jardin botanique de Montréal, le musée de la Civilisation de Québec, la Fondation Nationale de Science de North Arlington, Virginie, le musée de l’État de New-York à Albany, Parc Archéologique Point-de-Buisson, Musée Hermitage de St. Petersbourg, Russie, les héritiers du British Museum , le Département de l’agriculture de Washington et l’Université de Montreal. Ouaip. Voilà ! Tout un paquet de gens qui nous veulent mort. Nous voilà, comme une pluie sur leur pique-nique. Et qu’est-ce que la NASA vient faire là-dedans ? Peut-être qu’ils croient que nous venons d’une autre planète, ou encore c’est peut-être là qu’ils veulent nous envoyer. Chacune de ces entités devait avoir un petit item pour démontrer que nous avons disparu. Quelqu’un a dû bénéficier d’un joli compte de dépenses de voyage pour visiter tous ces bastions de la tradition coloniale. Le musée avait l’argent pour accumuler un nombre record de points air miles. Curieusement ils n’ont pas trouvé le temps pour s’arrêter à Kahnawake ou Kanehesatake sur leur chemin vers l’aéroport. Bien sûr, l’heure de route nécessaire pour se rendre à Akwesasne les aurait fait s’écarter par trop de leur chemin. Comme seule réponse, ils disent avoir parlé à un jeune de Kahnawake à ce sujet, par téléphone ! Ce n’était pas un appel longue distance alors c’était dans leur budget. Ils ne pouvaient nous consulter parce que, dans leur tête, nous avions mystérieusement disparu. Leur guide nous dit “ vous êtes des Iroquois différents ” et “ nos scientifiques ont des preuves archéologiques pour appuyer nos dires ”. “ Oui ” nous avons dit, “et beaucoup de gens croyaient que la terre était plate ”. Alors voilà ! Apparemment, même si nous avons disparu, notre horticulture survit à travers les “ descendants ” . Ne serait-ce pas là une contradiction ? Le dimanche 3 octobre 1535 Cartier visite Hochelaga au pied de ce qui est appelé Mont Royal. Il a dessiné des maisons longues, une place principale comme celles d’Espagne, avec des avenues et peut-être même des noms de rues. Il y avait aussi la maison d’un chaman qui vivait loin du “ commun des mortels ”. haha! Nous aurions apparemment quitté Montréal avant la seconde visite de Cartier et étions partis pour de bon quand Champlain arriva. Ne savent-ils pas que nous avons de la famille partout dans la région des Grands Lacs, de la vallée du St-Laurent, de l’État de New York et un peu partout. Nous aimions voyager aussi et faire des visites. Un mythe qui éclate ! Une autre raison pour laquelle nous avons quitté pour 75- 100 ans est pour laisser la terre en jachère. Notre idée était d’utiliser le sol et quand il manquait de minéraux et de nourriture, nous plantions des vergers, déconstruisions nos villages et déménagions au prochain site pour environ 20 ans. Nous avions 4 ou 5 sites réguliers. Une rotation complète pouvait donc prendre 80 ou 100 ans. Au moment de notre retour, la terre aurait regagné ses propriétés. Nous n’avons pas besoin d’épandre des centaines de milles de livres de nitrate de potassium pour imiter ce que la terre fait naturellement. Cette pratique moderne détruit la terre. Nous ne nous attendions certainement pas à voire un tas d’étrangers emménager, asphalter, polluer et rendre cet endroit autrefois magnifique maintenant impropre à l’agriculture et à l’être humain. Nous étions là quand Champlain vint en 1607. “ Je ne les regarderai pas alors je pourrai dire que je ne les ai pas vus ” a dit Champlain. Ils ont suggéré que nous étions les victimes de maladies ou d’une “ petite glaciation ” qui aurait débuté vers 1450. Ensuite ils ont proposé “ les guerres intertribales ”. Leur preuve : les palissades autour de nos villages. Bon, nous faisions pousser nos remèdes juste à côté de nos maisons longues, et les palissades servaient à tenir éloignées les créatures qui pourraient venir et déranger les cultures. Nous avons aussi connu 3000 ans de paix jusqu’à ce que les colonisateurs apportent leurs guerres incessantes ici. Nous avons remarqué que leurs textes étaient parsemés de “ semblaient ” “ auraient eu ” “ auraient été ” “ probablement ” “ il semblerait que ”. Leur avocats leur ont certainement conseillé afin que nous ne puissions les poursuivre pour avoir menti à notre sujet. Ils ne veulent pas nous reconnaître parce qu’ils disent que la terre était à prendre, parce qu’il n’y avait personne. Ceci vient d’une culture qui n’a aucune allégeance à la terre. Alors d’où venons-nous ? Sommes-nous sortis de sous une roche ? Une exposition portait sur le maïs soufflé, la soupe de maïs et toutes les habiletés culinaires que nous avions. Ils n’ont pas mentionné que le maïs, les haricots et la courge, les Trois Sœurs, pourvoyaient à tous les besoins nutritifs nécessaires à une vie en santé. Nous les avons eues au tout début, selon notre récit de la création. Ils ont découvert que nous Iroquois étions dans la Baie de Gaspé et ailleurs. Cartier a trouvé avec nous du maïs comme il en avait vu au Brésil. Il a dit que c’est ce qui nous avait convaincu d’abandonner la vie nomade pour lier notre sort à celui de la terre. La plupart des articles exposées étaient de petits fragments de pipes, de pots et de quoi encore. Ils étaient minuscules et sous verre, avec des textes sur fond rouge ou blanc, en Français et ensuite en Anglais. Rien en Mohawk ! Peut-être pensent-ils que notre langue n’est pas pertinente. Après tout, c’est leur théorie qui prétend que nous avons disparu. Spécialement déroutante était l’information qui disait que les mères de Clan dirigeaient les familles et choisissaient les chefs. Le people dit aux mères de clan et aux chefs ce qu’ils doivent faire et dire. Le pouvoir est avec le people. Leur simulacre de démocratie ne peut en dire autant. Ils réfèrent au “ Créateur ”, suggérant que nous croyions en leur dieu. Notre philosophie est basée sur la connaissance du monde naturel. Gariwiio est la parfaite réalité, qui est la nature. Le kasatstenera kowa sa oiera est le grand pouvoir naturel que nous pouvons voir et savoir qu’il existe. Nous avons plusieurs symboles pour les histoires que nous avons transmis afin de nous rappeler notre histoire. Ils réduisent notre monde à quelques offrandes de tabac, à sacrifier et manger des chiens. Sous verre, des os de chiens. Nous n’utilisons pas de chaman pour contacter quelque force que ce soit. Nous entrions en relation avec le monde naturel et le respections, et développions cette conscience nous-mêmes. Le chaman n’enlevait pas le mauvais ou la maladie d’une personne. Il n’y avait pas de mauvais quand tout était partie de l’équilibre naturel. Voyons ! C’est complètement contrefait, probablement par un tas de prêtres qui tentent de soutirer de l’argent. “ Le chaman fixait le feu et entrait en transe en dansant, chantant, jeûnant ou en prenant place dans une tente à suer ” (sweat lodge) . Nous n’avions pas de chamans ou de tentes à suer. D’où vient tout ceci ? Serait-ce un des bizarres de programmes de guérison des Affaires Indiennes utilisé pour nous pacifier ? . Nous sommes presque tentés de demander où se trouve le bébé Jésus brun au berceau. Cartier dit que nous aimions les jeux de hasard. Est-ce pour cela qu’ils ont construit le casino de Montréal près de là. Ils ont trouvé un lot d’éclats de poterie de différentes couleurs dans leurs excavation, et ils pensent qu’il s’agirait de tickets de gageure brisés. Nous avions bien le jeu des noyaux de pêche dans un plat de bois joué par les clans pour décider de qui gagnerait des cadeaux et ferait tout le travail jusqu’au prochain festival. Ils n’ont définitivement trouvé aucune preuve que nous jouions au jeu de lacrosse. Ils veulent voler ceci comme un jeu inventé au Canada tout comme le Hockey. Hockey vient de l’expression a-kee, qui signifie aïe! comme quand les gens se frappent avec leurs bâtons. Les parties étaient jouées entre villages comme ce l’est encore aujourd’hui. Pour ce qui est de la mode, ils disent que nous nous promenions nus, sauf pour de petites peaux pour couvrir nos parties intimes ! Dans le froid ! Est-ce une farce ? Si nous nous promenions nus, nous l’étions complètement. Par la suite, nous nous sommes recouverts afin de nous protéger des Européens pervers. Nous faisions des colliers a partir de tiges de pipe recyclées. ( que nous avions achetées aux marchés aux puces du Vieux Montréal peut-être ? ) Ils disent que les perles de Wampum étaient les items les plus précieux au monde que nous possédions. Tous les hommes Iroquois fumaient. Ont-ils examinés nous poumons ? Nous le faisions pour des fins cérémonielles jusqu’à l’arrivée de Cartier. Ils disent que nous avons commencé à fumer comme des cheminées comme ces canadiens français qui viennent jusqu’à nos communautés maintenant. Ils sont pâles et pressés d’acheter des cigarettes indiennes bon marché. Il est dit que le tabac est apparu dans le nouveau monde en 800 avant J.C. et à Montréal en 1300. Ils le savent parce qu’ils ont trouvé tout un lot de pipes datant de cette époque. Est-ce qu’ils ont trouvé cette date sur une des tiges de pipes qu’ils ont trouvées ? Comment savent-ils si c’est bien du tabac qui était fumé ? Qui Cartier tentait-il d’impressionner ? Il voulait seulement ramasser des fonds pour effectuer un second voyage ici dans sa recherche d’or, le pauvre ! C’est une exposition qui fait pitié. Cartier dit que les Iroquoises étaient industrieuses et les hommes paresseux. Ils nous décrit comme nomades. Comment pourrait-il le savoir ? Il se tenait autour des femmes mais n’est pas allé avec les hommes en forêt ou à faire du commerce, de la chasse ou en expédition diplomatique. Qui est le vrai paresseux ici ? Nous nous demandions où tout ceci mènerait ? Ouais! Hé bien les colonisateurs ont trouvé un nouveau site archéologique à Cap Rouge, “ les ruines du premier site Français en Amérique ”. Hourra! Plein d’argent pour les creuseurs ! C’était apparemment le fort construit par Cartier en 1541 et où il avait passé l’hiver. C’est l’endroit désigné par le roi pour qu’une colonie blanche soit construite. Ils ont trouvé des fragments de faïence italienne. Wow ! Le public pourra voir tout ca en 2008. C’est le temps que ca leur prendra pour fabriquer les artefacts anciens qu’ils exposeront quand ils célébreront 400 ans de colonisation. Nous nous sommes plaints au guide à l’effet que nous n’avions pas disparus, qu’il ne se trouvait pas en face de fantôme, que l’exposition dans son ensemble était trompeuse et que définitivement, nous sommes toujours là. En d’autre mots, nous n’avons pas été convaincus par le récit de notre mort. Excités et anxieux, la sécurité a été appelée. Nous avons été suivis pour quelque temps. Ensuite, une petite femme sergent est apparue et nous a dit que le musée nous rembourserait le prix d’entrée. Nous aurions préféré la fermeture de ce travestissement de l’histoire. Ou bien si le public la voit, on devrait l’avertir qu’il s’agit d’une représentation fictive destinée à tromper le public et à justifier la colonisation. Cartier était juste un explorateur engagé, comme un héros de roman Harlequin. Il y avait plein d’européens ici avant lui. Mais ils n’ont pas essayé de tromper les nobles à la maison pour financer leurs mésaventures. Kahentinetha Horn MNN Mohawk Nation News Kahentinetha2(at)yahoo.com
========Le Chef régional qualifie de "succès" le Forum socioéconomique des Premières Nations - "Notre horizon, c'est la cogestion" - Ghislain Picardhttp://www.newswire.ca/en/releases/archive/October2006/27/c5627.html MASHTEUIATSH, le 27 oct. /CNW Telbec/ - Le Chef régional de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), M. Ghislain Picard, et le Chef du Conseil des Innus de Mashteuiatsh ont qualifié de succès ce premier Entre autres, les leaders des Premières Nations ont clairement exprimé aujourd'hui leur intention de mettre les questions liées aux droits territoriaux au coeur de leurs priorités. "Pour nous, il est clair que le développement socioéconomique des Premières Nations passe par l'accès aux territoires et aux ressources. Notre horizon, c'est la cogestion", a expliqué Peu d'engagements des gouvernements "Nous n'avons pas vu cette semaine un changement significatif dans l'attitude du gouvernement fédéral qui s'est contenté, sauf exception, de recycler de l'argent déjà annoncé depuis longtemps. Nous n'avions rien de neuf", a déclaré Ghislain Picard, soulignant particulièrement le refus du gouvernement fédéral d'appuyer l'objectif de construire 10 000 maisons au cours des cinq prochaines années. En ce qui concerne le gouvernement québécois, le Chef régional a salué la "Pendant ces trois jours, nous avons planté quelques graines. Certaines de ces graines vont certainement germer et produire des fruits d'ici quelque temps. Même dans des terreaux très peu fertiles, il est possible de croire qu'une graine puisse produire", a conclu le Chef régional Ghislain Picard. L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est l'organisme régional qui représente les Chefs des Premières Nations du Québecet du Labrador.
====== L'Afganistan avant les Autochtones28 octobre 2006 Charles-Albert Ramsay, Journal LesAffaires MASHTEUIATSH – Les chefs autochtones sont déçus des efforts annoncés – surtout en matière de logement – par les gouvernements, autant fédéral que provincial, pour les aider à améliorer le niveau de vie des Premières nations. “ On vient d’écorcher la confiance [des chefs] ”, a affirmé le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, tout juste après la séance sur le logement, lors de la dernière journée du Forum socioéconomique des Premières nations. L’événement a eu lieu cette semaine à Mashteuiatsh, une réserve innue du Lac-Saint-Jean. Les chefs ont eu des mots durs pour le fédéral qui contrôle plusieurs dossiers dont le règlement aurait un impact direct sur la qualité de vie et la santé des Premières nations. Steven Bonspille, chef des Mohawks de Kanesatake, compte parmi les plus critiques. Il a rappelé que le ministre des Affaires indiennes et du Nord, Jim Prentice, avait quitté le forum avant les discussions sur le logement. Le leadership autochtone risque donc de s’inspirer fortement des stratégies moins diplomatiques de certaines nations, comme celles des Mohawks, notamment, qui n’attendent pas les gouvernements pour agir. Le risque de radicalisation des leaders autochtones est donc bien réel. Ils espéraient – au minimum – une reconnaissance par Ottawa de la crise qui sévit en matière de logement. Selon l’APNQL, il faut construire 10 000 logements d’ici cinq ans pour subvenir à la demande. La situation est particulièrement criante à Kitcisakik, une communauté du Parc de la Vérandrye, en Abitibi-Témiscamingue, qui a toujours refusé le statut de réserve. Ces Algonquins n’ont ni eau courante, ni électricité et sont systématiquement dépossédés de leurs enfants qui doivent être éduqués à Amos. La question du logement y est donc criante. Le chef de la bande algonquine d’Eagle Village – Kipawa, Lance Haymond, a fustigé le gouvernement Harper au sujet de son absence d’implication dans le dossier du logement. “ Les conservateurs sont encore des réformistes. Ils reconstruisent l’Afghanistan, mais ne font rien pour Kitcisakik. Ils disent vouloir changer le système. C’est bien. Mais les besoins sont trop criants pour ne rien investir tout de suite ”, dit-il. Mario Dumont, chef de l’Action démocratique du Québec, renchérit. Il aurait voulu au moins un engagement pour la construction d’infrastructures de base à Kitcisakik. M. Charest a dit qu’il en ferait une priorité et qu’il en avait déjà entendu parler à plusieurs reprises. Les gens de Kitcisakik se demandent pourquoi rien n’a encore été fait. Cela dit, plusieurs chefs restent positifs quant à l’ensemble du Forum socioéconomique. Ils ne veulent pas mettre en péril les relations des autochtones avec les gouvernements parce qu’ils doivent encore négocier le partage des ressources naturelles sur leurs territoires ancestraux. En ce sens, le premier ministre Jean Charest a indiqué que le mécanisme de suivi qu’il a proposé pourrait contribuer à encadrer un peu plus les négociations territoriales. Une table politique réunissant les Premières nations, Ottawa et Québec tiendra sa première réunion avant la fin du printemps 2007. Il semble que les nations où sont développés les projets hydroélectriques majeurs, comme les Cris et les Innus, sortent gagnantes de la volonté de Québec de négocier le partage du territoire. Or, M. Charest a clairement dit que les négociations ne sont pas tributaires d’un projet de barrage. ==========
Les Chefs de l’APNQL signent une entente historique avec Femmes Autochtones du QuébecSource : AboriNews 2/17/2006 4:14:13 PM Québec, le 16 février 2006 – L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) et Femmes Autochtones du Québec inc. (FAQ) ont signé une Entente de relations historique pour raffermir le partenariat entre les Chefs et FAQ. Pour la présidente de Femmes Autochtones du Québec, Ellen Gabriel, cette Entente annonce la consolidation des efforts des Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador et de Femmes Autochtones du Québec afin d’améliorer les conditions de vie des Autochtones. “ La Loi sur les Indiens a malheureusement détruit nos cultures, bannis les femmes et leurs enfants des communautés autochtones, a expliqué madame Gabriel. Depuis une dizaine d’années, au Québec, nous engageons des discussions à la table des Chefs pour redonner un certain pouvoir social et politique aux femmes autochtones. ” De son côté, le Chef régional de l’APNQL, M. Ghislain Picard, s’est dit satisfait de ce nouveau partenariat : “ Cette entente de relations renforcera encore plus la collaboration qui existe déjà entre l’APNQL et FAQ. Nos organisations respectives recherchent un but commun soit le mieux-être de toutes les femmes autochtones. Il est important que celles-ci se fassent entendre à la table des Chefs car, toutes les décisions politiques qui y sont prises, influencent plus souvent qu’autrement leur vie ”. Se distinguant des différentes assemblées de Chefs au Canada, les Chefs du Québec et du Labrador ont créé, en 1992, un siège non-votant pour FAQ. Depuis, la représentante officielle dûment élue de l’association a un droit parole lors des l’assemblées. “ Enfin notre voix sera officiellement reconnue, a rappelé la présidente, la légitimité des femmes à cette table ne pourra qu’améliorer la relation entre les Chefs et Femmes Autochtones du Québec. ” Femmes Autochtones du Québec (FAQ) est un organisme à but non lucratif ayant pour mandat d’appuyer les efforts des femmes autochtones dans l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leur famille, tout en soutenant ces dernières dans leurs engagements communautaires.L’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est l’organisme régional qui représente les Chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador. =============== Eau potable: Désastre sanitaire dans les réservesMise à jour le lundi 20 février 2006 à 12 h 30 http://radio-canada.ca/nouvelles/National/2006/02/20/002-eau-amerindiens.shtml La qualité de l'eau laisse à désirer dans la majorité des réserves amérindiennes du pays, selon une enquête effectuée par le réseau anglais de Radio-Canada. De plus, 10% de toutes les réserves du pays, soit 76 communautés, doivent faire bouillir leur eau potable avant usage, voire ne peuvent parfois même pas l'utiliser pour quoi que ce soit. CBC a établi ces faits en comparant les données de 2001 de Santé Canada, obtenues par le biais de la Loi d'accès à l'information, à des données récentes. Par ailleurs, 62% des systèmes de traitement des eaux dans les communautés du pays ne sont pas entièrement certifiées conformes aux règles en vigueur, selon les données du ministère des Affaires indiennes. La déplorable situation s'explique notamment par la désuétude partielle des systèmes de traitement des eaux existants, par la faible qualité des tests effectués pour évaluer la pureté de l'eau, et par un manque de personnel qualifié. Selon Steve Hrudey, professeur à l'université de l'Alberta et spécialiste de l'eau, trop fréquemment Ottawa, qui finance la construction de ces systèmes de traitement, néglige de former le personnel apte à en assurer le fonctionnement. De plus, les lois et règles qui régissent le traitement de l'eau potable à travers le pays n'ont pas leur équivalent dans les réserves. Plusieurs leaders autochtones se plaignent aussi de ne pouvoir de financement ou d'expertise nécessaires pour remédier à la situation. La question de l'eau potable dans les territoires autochtones avait déjà pris le devant de la scène l'automne passé alors qu'une partie des résidents de la réserve ontarienne de Kashechewan avait été évacuée, à la suite de la découverte de la bactérie E Coli dans l'eau. Environ 325 000 amérindiens et non-amérindiens vivent sur des réserves au Canada.
=============== Des restes dans le frigo:Des sociologues dressent pour la première fois un inventaire potentiel des sites abandonnés d'exploration minière au Nunavikpar René Larochelle http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2006/02.02/exploration.html Avant l'adoption de la Loi sur la qualité de l'environnement, en 1976, au Canada, les compagnies minières qui venaient faire de la prospection au Nunavik n'étaient pas tenues de nettoyer les sites exploités et pouvaient y laisser de l'équipement lourd sans s'inquiéter des conséquences de leurs actes sur la nature. Avec le résultat qu'aujourd'hui, des tonnes de déchets de toutes sortes jonchent le sol du Nunavik. La liste de ce que ces compagnies ont laissé derrière elles fait frémir: cabines de forage, tracteurs, motoneiges, câbles, camions, boîtes de conserve, sans compter des produits toxiques comme l'huile, l'essence et le kérosène. En 1999, trois membres de la Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Gérard Duhaime, Nick Bernard et Robert Comtois, ont mis sur pied un projet pilote afin d'identifier ces sites pouvant représenter un danger pour la santé humaine et pour l'environnement. Leur but: discuter avec le gouvernement fédéral des impacts potentiels associés aux sites et entreprendre des actions afin de limiter les dégâts. "Nous voulions obtenir le plus de renseignements possible afin de déterminer le nombre de sites abandonnés, leur localisation et, surtout, cibler ceux qui contenaient des substances toxiques, explique Nick Bernard. Mais comme le Nunavik, avec ses 500 000 km2, est un territoire immense aussi vaste que l'Espagne, la chose était loin d'être facile." Le survol aérien et l'imagerie par satellite s'étant avéré des opérations coûteuses et parfois fastidieuses - le couvert de neige rendant problématique l'identification des sites ce sont les témoignages d'informateurs clés recrutés parmi les habitants des municipalités, conjugués aux données figurant dans le Catalogue des gîtes minéraux du Québec qui ont mis les chercheurs sur la piste des sites potentiels. Des bombes à retardementLe Nunavik compte actuellement 595 sites potentiels d'exploration minière contenant de l'équipement lourd et toutes sortes de déchets ayant été abandonnés durant les travaux menés avant 1976. De ce nombre, 196 sites comportent de gros barils d'huile. "On ne peut certifier vraiment si ces barils sont pleins, précise Nick Bernard. Mais s'ils le sont et qu'ils se brisent, ce pourrait être une véritable bombe à retardement. L'huile pourrait se répandre dans la nappe phréatique, avec toutes les conséquences d'un tel déversement sur l'environnement et sur la santé des humains. Et on peut sans peine imaginer que d'autres types de produits chimiques pourraient se déverser dans la nature." Depuis 2000, plusieurs groupes environnementalistes demandent que le gouvernement fédéral entreprenne des actions afin de nettoyer les sites, de rappeler Nick Bernard. En 2004, le gouvernement fédéral a débloqué des fonds pour nettoyer les sites. "Notre inventaire suggère qu'il reste beaucoup à faire pour redresser les négligences du passé et harmoniser le développement économique avec des enjeux sociaux et environnementaux", conclut Nick Bernard. ================ Un spécialiste souhaite la protection du site de CacounaMise à jour le mercredi 1 février 2006 à 14 h 10 Le site d'art rupestre de Cacouna est le plus récent découvert au Québec, où on en compte maintenant 19. La découverte de Cacouna est une première. Il s'agit d'une peinture au charbon de bois de 20 à 30 cm sur la paroi d'une grotte. Cette oeuvre d'origine amérindienne, qui représente deux chasseurs avec leur prise étendue à leurs pieds, aurait autour de 1000 ans et serait unique dans tout l'Est du Canada. Spécialiste de l'art rupestre, Daniel Arsenault estime que la protection du site s'impose afin d'en permettre la datation. Il demande à Québec et à Ottawa de mettre sur pied un comité à cette fin. Il souhaite que l'accès à la grotte soit très restreint. “ C'est quand même une matière fragile qui peut être effacée facilement si on y touche. Donc, il faut savoir comment intervenir pour protéger cette paroi ornée ”, fait-il valoir. Projet de terminal méthanier à proximité Daniel Arsenault aimerait réaliser des fouilles archéologiques complètes de ce site, que les Malécites de Viger considèrent déjà comme une découverte majeure. Selon le grand chef, Jean Genest, il s'agit d'un lieu sacré qui ajoute de la valeur au projet de complexe écotouristique de la communauté. La découverte renforce aussi l'opposition des Malécites au projet de construction d'un terminal méthanier sur l'île de Gros-Cacouna. “ Avec la découverte d'un site comme celui-là, un lieu sacré, c'est certain qu'on va se battre encore plus ”, soutient le grand chef. Pour le promoteur du projet de terminal méthanier, Énergie Cacouna, la découverte est un élément nouveau. Dans une étude produite en septembre dernier, l'entreprise concluait qu'aucun des 10 sites archéologiques préhistoriques répertoriés dans le secteur ne pouvait être associé à une période culturelle connue.
Autochtones : le Canada sous surveillanceSRC jeudi 3 novembre 2005 à 16 h 20 Le Comité des droits de la personne de l'ONU continue d'avoir le Canada à l'oeil pour la façon dont il traite les nations autochtones. “ Le Canada devrait réexaminer ses politiques et pratiques afin de s'assurer que n'en résulte pas l'extinction des droits inhérents des Autochtones ”, peut-on lire dans le dernier rapport du Comité, rendu public mercredi. En outre, le Comité demande des “ informations plus détaillées ” sur les négociations qui ont cours entre les gouvernements canadiens et québécois et la nation innue du Québec et du Labrador. Le Comité veut s'assurer que ces négociations se déroulent selon les préceptes du Pacte international des droits civiques et politiques, dont le Canada est signataire. Le Comité des Nations unies s'inquiète également du nombre élevé de femmes autochtones qui connaissent une mort violente. Il demande donc des données plus précises sur ce phénomène. “ Le Canada n'a pas encore convaincu le Comité des droits de la personne des Nations unies, a précisé Me Armand McKenzie, un porte-parole innu. Ses pratiques constituent une violation des droits des peuples autochtones, y compris ceux des Innus ”. L'avocat innu rappelle aussi que les négociations entre les gouvernements et la nation autochtone ont mené, en juin 2002, à une entente de principe impliquant quatre des neuf villages innus du Québec. Toutefois, ces négociations ne sont toujours pas complétées. ================= Négociations territorialesLes Nations unies surveillent le CanadaLe Comité des droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies (ONU) surveillera de près les négociations territoriales entre le Canada et les communautés montagnaises, afin de s'assurer qu'Ottawa respecte les engagements du Pacte international des droits civiques et politiques. Dans une décision rendue à Genève, l'ONU dit vouloir s'assurer que les droits ancestraux des autochtones ne soient pas bafoués dans la réalisation de grands projets économiques.
Pour la présidente du Comité, la Française Christine Chanet, il n'est vraiment pas question de s'ingérer dans les négociations territoriales. “ Le Comité n'entre pas dans la technique, explique-t-elle. Tout ce qu'il essaie de voir, c'est la manière dont sont garantis les droits de ces populations. ” Christine Chanet précise que le comité de l'ONU respectera toutes ententes négociées cédant des droits sur des territoires: “ Évidemment, s'ils les acceptent et si c'est eux qui le veulent, poursuit la présidente, on ne peut pas être plus réaliste que le roi. ” D'autant plus, avoue-t-elle, que le Comité des droits de l'homme n'a aucun pouvoir de sanction: “ Le Canada n'a pas toujours respecté les décisions du Comité, déplore-t-elle. Ça c'est bien clair. C'est une obligation des États de s'acquitter de bonne foi de leurs obligations au titre des traités. Le Comité des droits de l'homme des Nations Unies tiendra sa prochaine réunion en mars, à New York. Les négociations territoriales avec les Montagnais pourraient fort bien ne pas avoir repris d'ici là.
========================Un pas important pour les langues maya :"OOK’iche’" un traitement de texte Openoffice en langue k’icheAula Intercultural/ 15 oct 2005 C’est la première expérience d’intégration d’une langue maya à un traitement de texte, qui n’inclus pas seulement les menus et sous-menus, mais également un correcteur d’orthographe. Le système Openoffice a été choisi parce qu’il est de libre accès, ce qui garantit son utilisation, distribution et accessibilité, ainsi que la possibilité de l’adapter aux nécessités des autochtones. Ce projet est né de la conviction que les langues telles que le maya doivent compter sur des méthodes, instruments et médias qui leur permette de se développer comme lanfue moderne, évoluant selon l’usage qu’en font les populations. Cette initiative favorisera la diffusion des langues Maya, en particulier sous forme écrite, puisque le traitement de texte représente une opportunité concrète de plus de mettre en pratique la langue, que ce soit dans l’éducation, les instances publiques, les médias, les ONGs, Malgré que le Maya a été reconnu comme une des langues officielles en 2003, l’application et les bénéfices sont inexistant s’il n’existe pas des conditions minimales pour étendre l’usage de cette langue à tous les niveaux, dont le média électronique par lequel transite de plus en plus d’informations, connaissances, etc. Ce projet a été mené à bien par des linguistes, des informaticiens de l’Université San Carlos, des bénévoles de différents champs universitaires, et a compté sur l’appui de l’UNESCO RI NIMALAJ NA’OJ CHAK RECH KIYA’IK CHOLCHAK RECH TZOQOPITAL SOFTAWE PA MAYAB’ TAQ CH’AB’AL LA GRANDE INITIATIVE DE CRÉATION DE PROGRAMMES LIBRES EN LANGUES MAYAS
Original : http://www.luciernaga.org/ Trad : Voix autochtones/CANO ======= ===========================Pour la défense de TeotihuacanAu Mexique, Teotihuacan, un des plus anciens sites de civilisation, patrimoine culturel de l’humanité, est envahi par les intérêts commerciaux privés, et ce avec l’assentiment de l’État Mexicain. Malgré une loi qui en 1988 établissait des restrictions afin de conserver la zone archéologique, la corruption administrative et le virage au néo-libéralisme du gouvernement ont provoqué l’invasion de la “ cité des dieux ” par des intérets mercantiles, qui détruisent des vestiges et affectent des lieux qui font parti de la zone protégée. En 2000, ce fut la construction d’un hôtel, et en 2004, celle d’un centre commercial Wal Mart. Il y a eu des manifestations, revendications, grèves de la faim, actions juridiques, administratives et politiques afin de freiner la destruction de ce patrimoine. Des rassemblements de tradition et de danse ont lieu à chaque semaine sur le site. 63 intellectuels mexicains ont sollicité par le biais d’une lettre au Président Vicente Fox, que soient respectées les lois dans la région. Néanmoins aucune réponse ou action n’a été obtenue. Au contraire, 22 projets commerciaux privés sont en voie d’être approuvés. Le Front National de défense de Teotihuacan exhorte tous les citoyens du monde se manifester au gouvernement mexicain et à demander le rétablissement du statut particulier de Teotihuacan ainsi que l’expulsion de Wal Mart de cette vénérable terre. À l’adresse : vicentefox@presidencia.gob.mx Emmanuel D'Herrera Arizcorreta, Coordinador. Frente Nacional de defensa de Teotihuacan =================
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