International

 

 

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Mapuches : Hommes de la terre

Le peuple mapuche est le peuple originaire du Chili, il constitue 10 % environ, de la population actuelle du Chili. C'est le seul peuple originaire d'Amérique latine qui n'a pas été vaincu par la colonisation espagnole, obligeant celle-ci à signer avec ses autorités traditionnelles des traités reconnaissant les territoires s'étendant, du sud du Bio Bio jusqu'à l'île de Chiloe, comme territoires autonomes Mapuches.

En 1810, L'indépendance du Chili déclenche un formidable génocide qui fait passer la population mapuche de 1 800 000 à 360 000 personnes en 20 ans. Les Mapuches sont alors enfermés dans des réserves et "pacifiés", leurs terres spoliées, leur culture niée, leurs traditions et leur langue interdites.

En 1973, le coup d'état militaire du général Pinochet frappe, de nouveau, durement les Mapuches dont bon nombre sont alors, torturés, fusillés ou portés disparus.

En 1989, la transition démocratique n'apporte aucune amélioration spécifique à la condition de vie des Mapuches, les multinationales et les riches latifundistes Chiliens, qui ont récupéré des milliers d'hectares sous Pinochet, continuent d'exploiter leurs terres spoliées et de les menacer dans leurs vies et dans leurs traditions. En 1992, les premiers soulèvements Mapuches ont lieu, depuis, et sans que les gouvernements successifs n'apportent aucune autre réponse qu'une répression féroce, ils continuent de lutter contre la déforestation, les mégas projets de centrales hydroélectriques, la contamination de leurs sols par des décharges sauvages, les discriminations économiques, sociales et raciales dont ils sont l'objet, au quotidien. L'arrivée de RICARDO LAGOS et les politiques mondiales du "tout sécuritaire", relèguent, aujourd'hui, les indiens Mapuches au rang de terroristes et ils sont à ce titre plus deux cent chefs de communautés, autorités traditionnelles, mères de familles, étudiants, simple paysans, incarcérés, inculpés, torturés, ou assassinés, comme ce fut le cas d'ALEX LEMUN SAAVEDRA en novembre 2002.

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Persécutions contre Juana Calfunao Paillalef

Adaptation et traduction d’un article de Arnaldo PÉREZ-GUERRA / Azkintuwe Noticias / 12 janvier 2006 -GULUMAPU /

Amnistie internationale a exprimé au gouvernement chilien sa grande préoccupation pour les récentes détentions de mapuches et la situation à laquelle font face la communauté Juan Paillalef et sa Lonko (cheffe) Juana Calfunao. Cette communauté est située dans la 9e région du Chili.

Le 21 décembre 2005, un groupe de mapuches a bloqué un chemin du secteur Los Laureles pour protester contre la construction d’une route privée qui traverse les terres de la communauté Paillalef. Les policiers sont intervenus en lançant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu sur les manifestants pourtant sans armes. Le solde a été de plusieurs blessés. Le cheval de Juana Calfunao a également reçu des balles.

Actuellement, la communauté Juan Paillalef a porté plainte contre le ministère des travaux publiques pour l’usurpation de presque 10000 m carrés de terrain de la communauté afin de construire une route. En octobre 2004, après avoir bloqué la route, il avait été conclu avec le ministère que s’in n’y avait aucune preuve à l’effet que les territoires avaient été légalement et légitimement expropriés, le ministère devrait procéder à l’expropriation qui nous affecte.

Le 1er juin 2005, le ministère avait informé Juana Calfunao que le 10 avril 1947 l’expropriation avait été autorisée au nom d’Ambrosio Calfunao, son père , pour une somme de 600 pesos. Mme Calfunao dénonce  que son père n’a jamais reçu les 600 pesos, et que de plus il n’était meme pas propriétaire de cette terre qui appartenait à famille maternelle de mme Calfunao, qui ne s’est de plus jamais mariée devant l’état civil avec Ambrosio Calfunao. C’est donc dire que l’on dit avoir payé quelqu’un qui n’a jamais reçu l’argent et qui de plus n’était même pas propriétaire du terrain. Enfin, cette supposée expropriation concerne seulement 300 mètres carrés tandis que la route construite dans la communauté occupe 10 000 m carrés. Donc si l’on exclut les 300 m expropriés illégalement il reste 9900 metres qui n’ont jamais été expropriés et payés. Le gouvernement tenterait donc d’échapper à sa responsabilité en appliquant la répression policière.

Deux jours plus tard, le 23 décembre, 200 policiers sont entrés dans la communauté, lançant des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc. Ils ont perquisitionné les habitations sans mandat. La maison de Juana Calfunao a été pratiquement détruite. Les policiers ont causé d’importants dommages à la maison et ses dépendances, détruisant des aliments, des génératrices et confisquant des outils agricoles.

Juana Calfunao et sa soeur Ana Luisa ont été battues, emmenées et détenues au 3e commissariat de la ville “ Padre de Las Casas ”. Le lendemain, 24 décembre, elles ont recouvert leur liberté par ordre de la juge du tribunal de garantie de Temuko, qui signalait par ailleurs que “ la détention s’est réalisée de façon illégale et irrationnelle ”. La juge Monica maradiaga a pour sa part observé les blessures que présentaient les sœurs Calfunao au visage et aux membres. Ces mêmes lésions ont été rapportées par le service Médico-légal par ordre de la juge, qui a ordonnée la tenue d’une enquête.

Dans une missive envoyée au gouvernement, Amnistie International signale : “ notre organisme s’est adressé aux autorités à plusieurs reprises au sujet des situations de menaces, harcèlement et mauvais traitements dénoncés par Juana Calfunao. C’est un sujet de grave préoccupation pour l’organisation que, selon les informations reçues par les autorités chiliennes, les enquêtes n’ont toujours pas abouti malgré que les dénonciations datent de l’année 2000.

AI ajoute :

“Il est inquiétant que des agents chargés de contrôler l’ordre public, dans ce cas-ci la police chilienne de la 9e région, fassent usage d’arme à feu pour disperser des manifestations sous forme de blocage de routes. Il est important que les autorités mettent en application les normes internationales qui prévalent à ce sujet. De même, Amnistie considère que les agissements des forces de l’ordre doivent suivre les disposition du code de conduite existant pour les fonctionnaires chargés d’appliquer la loi et les principes de base des Nations Unies sur l’usage de la force et d’armes à feu pour les fonctionnaires chargés d’appliquer la loi. Ces normes internationales établissent des limites strictes et établissent que la force ne doit être employée que lorsque strictement nécessaire et proportionnellement à la menace qui se présente, et que l’usage de force létale ne doit être utilisé que lorsque inévitable pour protéger des vies ”

Au cours des mois d’octobre et novembre 2005, Juana Calfunao avait visité, dans le cadre d’une tournée de dénonciation publique et de présentation de son cas devant des organismes internationaux, plusieurs pays européens dans le but de dénoncer la tenace campagne de persécution politique dont elle ferait l’objet de la part des institutions chiliennes, ainsi que des menaces de morts et du harcèlement quotidien de la part des latifundistes locaux qui tenteraient de s’approprier du peu de terres appartenant à la communauté. Elle s’était arrêtée à Genève, en suisse, pour visiter l’observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains. Plusieurs organismes avaient exercé des pressions sur le gouvernement Chilien.

Malgré la préoccupation des organismes internationaux et de défense des droits humains, le 4 janvier 2006, des policiers, cette fois-ci avec les mandats de détention, enregistrement et perquisition, ont détenu Juana Calfunao ainsi que 6 autres femmes, sont sa fille Relmutray âgée de 7 ans, Carolina Landero 17 ans, Rosnelia Neculman, 17 ans, Catalina Ramirez, 3 ans, Mercedes Paillalef, 71 ans. Après un contrôle d’indentité, elles ont été relachées, à l’exception de Juana Calfunao qui a été emmenée en “ détention préventive ” au centre pénitentiaire pour femmes de Temuko, accusée de désordre publique et de menaces à un policier.

Selon A. I, la détention de Juana Calfunao pourrait être en lien avec l’exercice de son droit légitime à la manifestation pacifique, et elle serait donc une prisonnière d’opinion. AI considère comme prisonniers d’opinion les personnes qui sont privées de leur liberté à cause de l’expression non-violente de leurs convictions.

En 2004, Juana Calfunao avait dénoncé l’assassinat de son oncle Basilio Coñoenao ainsi que l’incendie provoqué dans son habitation. Les communautés Juan Paillalef et Juan Pichunlaf sont en dispute avec les propriétaires terriens locaux : les familles Garcia, Rios et Muños.

Le matin du 26 juin 2004, un incendie avait été déclenché et a complètement rasé la maison de Juana Calfunao. A l’intérieur de l’habitation le cadavre de son oncle, Basilio Coñoenao, lonko de la communauté voisine, avait été retrouvé complètement calciné. Les deux communautés croient qu’il a tout d’abord été assassiné, puis le cadavre laissé dans la maison et l’incendie allumé pour camoufler le crime.

Quelques jours auparavant, Basilio Coñoenao et son neveu avaient reçu des menaces de la part de propriétaires terriens qui exigeaient qu’il abandonne son terrain. Coñoenao avait porté plainte à la police régionale. AI signale “ Il n’existe aucune information au sujet d’enquête réalisées par les autorités à la suite des menaces ou de l’incendie. Juana Calfunao et sa famille ont été l’objet de menaces et d’intimidation à 4 reprises au cours de juillet 2004. Des pierres ont été lancées sur la maison, des coups de feu ont été tiré en l’air devant elle. Les faits avaient été dénoncés aux policiers de Los Laureles, à 8km de là. ”. Il serait monnaie courante que les propriétaires terriens tentent d’intimider les communautés avec lesquelles ils se disputent des territoires.

Une autre plainte de Juana Calfunao reste toujours, presque 6 ans plus tard, sans réponse. EN mai 2000, elle avait été détenue par des agents vêtus en civils. Les mauvais traitements subis durant les 3 jours où elle a été emprisonnée ont provoqué un avortement. Toujours aucune nouvelle sur l’enquête, dénonce AI.

Le 10 janvier 2006, Juana Calfunao est entrée en grève de la fin. Elle dénonce qu’on la considère comme un danger pour la société, comme supposée auteure de désordres publiques et de menaces. Au cours de l’audition, le policier a appelé la communauté de Juana “ un bande criminel” et l’a taxée de leur “ cheffe” “ C’est ca le respect que démontrent les représentants de l’État Chilien envers les autochtones mapuches qui réclament et luttent pour leurs droits légitimes ” déclare mme Calfunao.

Mme Calfunao a dont perdu un enfant à cause de coups recus, elle a eu les dents cassées par le chef des forces spéciales de Temuko los d’une manifestation, sa maison a été brulée intentionnellement trois fois, et malgré deux enquêtes, toujours aucun coupable. Elle a été harcelée, menacée et effrayée par des groupes paramilitaires qui défilent devant chez elles avec leurs armes, et qui tirent des coups de feu sur sa maison, surtout la nuit. Ils ont tué plusieurs de ses animaux. Ils ont proféré des menaces e morts contre elle, sa mère ou ses enfants, à plusieurs reprises, et son fils a été poignardé. Chaque fois qu’elle a été arrêtée les policiers ont fait usage d’une force disproportionnée, provocant des lésions évidentes qui ont été constatées par la juge de garantie mais curieusement niées par les policiers ou pour le médecin légiste.

Mme Calfunao, suite aux persécutions et abus auxquelles elle est confronté, et parce que le Chili, dans son cas, a fait montre de répression et de racisme, qu’il s’est servi de ses agents, de ses policiers, de ses constables et e ses juges pour la faire taire, pour la frapper, pour l’emprisonner sans que jamais ses demandes légitimes ne soient entendues, a décidé de renoncer à sa nationalité Chilienne. “ Je ne peux faire partie d’un État qui au niveau international montre un visage démocratique progressiste et respectueux des droits humains et qui à l’interne, lorsque justice est demandée, répond par la répression et l’emprisonnement aux justes demandes Mapuches. ”

Note :

Juana Calfunao s’est déclare en grève de la faim sèche jusqu’à ce que les autorités se prononcent, entre autres, au sujet :

-des incendies à sa propriété

-de la délimitation de sa communauté

-Des groupes paramilitaires qui menacent la communauté

-de la route qui passe par la communauté

-des mauvais traitements, persécutions et détentions illégales des membres de la communauté.

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Pascual Pichun demande l’asile politique en Argentine

Pascual Pichun, un jeune Mapuche de 23 ans, a rendu formelle sa demande d’asile politique en Argentine. Pichun, de la communauté de Temulemu au sud du Chili, était recherché par les autorités chiliennes qui l’accusent d’avoir incendié une camionnette au cours de manifestations. Une peine de 5 ans de prison pèse sur lui, ainsi qu’une amende élevée.

Pichun est un membre reconnu et actif du mouvement social mapuche, fondateur du groupe de musique traditionnelle “ Kimkache ” et défenseur des droits politiques et culturels de son peuple. Sa communauté, mène depuis quelques années une féroce lutte aux compagnies forestières qui veulent exploiter la forêt de leur territoire ancestral, et ses membres sont victime de persécution judiciaire. Des organismes tels Human Rights Watch, L’organisation Mondiale contre la Torture et le rapporteur spécial des nations unies pour les questions autochtones, Rodolfo Stavenhagen, ont tous dénoncé cette situation.

Au cours des dernières années, la famille Pichun a été elle aussi victime de persécutions. Pascual Pichun père, le chef de la communauté, ainsi que Rafael Pichun, le frère du jeune Pascual, sont actuellement derrière les barreaux, ainsi que 9 autres Mapuches sur qui pèsent des peines sévères, ceci sans compter des centaines d’accusés en libération conditionnelle ou en attente d’un procès. Ils ont tous été condamnés par la “ loi sur les conduites terroristes ”, créée par la dictature Pinochet pour emprisonner ses opposants politiques.

Le Rapporteur Spécial Rodolfo Stavenhagen , dans son rapport sur les droits de l’homme de 2003, s’était adressé au gouvernement du Chili “ Sous aucune circonstance les activités légitime de protestation ou de demandes sociales des organisations et communautés autochtones ne devraient être criminalisées ou pénalisées, et que des accusations de délits provenant d’un autre contexte, tel “ menace terroriste, association délictueuse ” ne devraient jamais être appliquées à des faits en lien avec la lutte sociale pour la terre et les légitimes demandes autochtones. ”

Néanmoins, dans les zones rurales, la militarisation des communautés autochtones persiste : hélicoptères qui survolent les communautés, garde permanente, contrôles d’identité sur les routes, perquisitions nocturne des maisons et arrestations arbitraires et extrajudiciaires.

Du côté de l’Argentine, des militants mapuche ont formé une commission d’appui à la demande de Pascual Pichun, puisqu’ils considèrent qu’il remplit toutes les conditions de réfugié selon l’ONU, étant persécuté pour son appartenance ethnique ainsi que pour ses revendications. De plus ils déclarent que si Pichun était extradé il serait en danger, tandis qu’en Argentine les droits des nations autochtones sont mieux garantis qu’au Chili.

Toutefois le cas Pichun est loin d’être solutionné, puisque le sous-secrétaire argentin des affaires intérieures, Jorge Correa Sutil, a déclaré cette semaine qu’il serait difficile d’accorder le statut de réfugié à quelqu’un qui a été condamné pour un délit commun par un tribunal et qui a fui la justice.

Si l’Argentine accorde l’asile à Pichun, ce serait une reconnaissance officielle des violations des droits humains à l’encontre des Mapuches du Chili. Pour l’instant des comités d’appui sont au travail dans les deux pays ainsi qu’au niveau international

Pour appuyer la cause de Pascual Pichun, écrivez au comité d’éligibilité pour le statut de réfugié en Argentine :    avec copie a la Comisión por el Refugio Político en Argentina del Hermano Mapuche Pascual Pichún Collonao libertad_pascualpichun@yahoo.com.ar .

Pour plus de détails sur la nation Mapuche et sa situation, et sur les actions que vous pouvez mener, nous vous invitons à communiquer avec le Comité d’Appui au Peuple Mapuche CAPMA capmamtl@riseup.net

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Les parents d’Alex Lemun réclament la justice

(Mapuexpress, 13 nov.2005)

“ La justice au Chili ne vaut rien, car d’autres lamgien sont en prison pour des crimes dont ils sont innocents, mon fils a été tué et jusqu’à maintenant justice n’a pas été faite, quand nous savons qui l’a tué.

Selon des témoins des faits, le responsable de la mort du jeune Lemun, le 7 novembre 2002, est le chef carabinier Marcos Treuer. Le policier était à la tête d’une opération policière contre la communauté Montutui Mapu, qui protestait en occupant un territoire de la neuvième région. Alex Lemun Saavedra, 17 ans, participait à cette récupération de terres ancestrales quand il a recu une balle de calibre 12 en plein front.

L ‘enquête, aux mains de la justice militaire, a été fermée sans que ne soient identifiés les responsables.

Rodrigo Lillo, coordonnateur du secteur juridique de l’Observatoire des droits humains et avocat dans la cause de Alex Lemun, a signalé que la famille et lui sont en discussion afin de voir les actions légales possibles. Il asure que dans cette cause il n’y a pas que la responsabilité du tireur, mais aussi de l’état chilien, qui n’a pas fait ce qui était en son pouvoir pour que justice soit faite et qu’une véritable enquête ait lieu.

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Argentine: on rendra des terres au mapuches

(source : mapuexpress)

A partir de janvier 2006, 7,500 hectares de terres situées en patagonie seront rendues au gouvernement, afin que la population, spécialement les mapuches, puissent subvenir à leurs besoins..

Le propriétaire de l’entreprise, Luciano Benetton, déclare qu’il s,agit “ d’une contribution concrète, tant en qualité qu’en quantité ” afin de solutionner un “ problème séculaire. Les terres, qui sont propres à l’agriculture et à l’élevage, seront cédées au gouvernement de Chubut sous la promesse d’investissements et de projets en faveur de la population locale.

Les mapuches et le gouvernement argentin sont en litige concernant la propriété des terres en Patagonie. Benetton s’était immiscé dans le conflit en 1991 en achetant des terrains pour l’élevage de moutons. Un couple mapuche avait intenté un proces contre Benetton en Cour, mais le géant du textile avait remporté la cause.

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URGENT: Solidarité

A tous et toutes de bonne volonté, dans le lieu où vous parviendra cette douloureuse et triste voix, ne cessez pas d'entendre ni d'aider.

Notre peuple Mapuche compte depuis toujours des guerriers de la terre, qui depuis des siècles naissent et se multiplient pour défendre la vie, la culture et le territoire. Le coût en est la prison, la torture et la mort.

Ce n'est donc pas nouveau qu'en plein nouveau millénaire nos guerriers soient emprisonnés pour leur lutte, qu'ils souffrent de mauvais traitements et qu'ils soient assassinés, comme ce qui se passe au Chili de l'autre côté de nos montagnes sacrées et millénaires comme notre peuple, mais ce qui serait nouveau serait rompre, réduire en miettes les barrières de l'indifférence, nous luttons pour ouvrir les maudites prisons dans lesquelles ils tentent de faire terre notre voix aussi ancienne et persistante que les rivières que nous défendons contre leurs maudits barrages, mais pendant ce temps il y a des besoins urgents à combler, des femmes et des hommes qu'il faut habiller, des familles entières désemparées parce que des êtres chers sont prisonniers et prisonnières, ils ont besoin de notre aide immédiate, et pour eux, les prisonniers politiques Mapuches du Chili, nous vous demandons que vous rassembliez des sacs de couchage, ils en ont besoin d'environ dix.

Sachez que les prisons ont été privatisées, ce qui implique la privation des plus pauvres même en ce qui concerne des droits fondamentaux comme le chauffage dans une région très froide, c'est le prix à payer pour la ZLÉA et tant d'autres accords de libre échange signés par l'État chilien. Ils ont besoin de vêtements chauds, tant pour les hommes que pour les femmes, en particulier un manteau pour femme très chaud pour notre chère Chepa, une de nos lamién (sour) des plus lucides et combatives que j'ai connu de toute ma vie, alors que nous parlions elle ne cessait pas de grelotter, ils ont aussi besoin de livre, si possible de bons livres, de ceux qui nous stimulent l'esprit de la lutte, de ceux qui nous poussent à rêver des constructions collectives, de ceux qui nous font réfléchir, de ceux qui nous parlent de vérités et qui rejettent les mensonges. Ils ont aussi besoin de deux ou trois réchauds électriques, des chaussures de toutes tailles, et pour leurs familles, des vêtements chauds, des chaussures et tout spécialement des vêtements de bébé.

Tout ceci sera réuni et envoyé à Chubut (Argentine) d'où nous irons personnellement le remettre au Chili. Au moment où je vous écrit ce message les frigorifiques cellules ruinent la santé de ceux qui pour atteindre la liberté en paient le prix par la prison et pour avoir voulu défendre la vie ils leur imposent l'ombre de la mort.

Depuis mon siège de folle rêveuse, je vous salue un peu moins triste, convaincue que si nous avons réussi à faire voler les barrières de l'indifférences nous pourrons aussi réduire en miettes les prisons des idées et détruire les cellules de l'oppression.

Pour un peuple libre, pour les idées libres, pour l'autodétermination des êtres de la terre.

Moira Millán

Communauté Mapuche Pillán Mahuiza

pillanmahuiza@yahoo.com.ar

Nous vous suggérons de communiquer directement avec Moira Millan, pour voir comment vous pouvez aider ou encore transmettre des messages d’encouragement aux prisonniers politiques Mapuches.  Ou encore,  voir comment vous pouvez appuyer la nation Mapuche avec le Comité d’appui aux prisonniers politiques Mapuches de Montréal: decimas(a)globetrotter.qc.ca (Armando Navarrete )

Pour plus d’information :

Réseau de soutien au Peuple Mapuche (France) http://mapuche.free.fr

 un article de NEFAC : http://nefac.net/node/950

 Indymedia Suisse : http://switzerland.indymedia.org/de/2002/07/738.shtml

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE 21 avril 2005

COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES PRISES ENTRE DEUX FEUX :

LES COMBATS ENTRE LES FORCES PUBLIQUES ET LES FARC AGGRAVENT LA CRISE HUMANITAIRE DE LA POPULATION CIVILE DE TORIBIO ET JAMBALO, CAUCA.

L’Organisation Autochtone de Antioquia (OIA) dénonce à l’opinion publique régionale et nationale ainsi qu’à la communauté internationale le fait que les acteurs armés se livrent à de cruels combats au milieu des populations de Toribio et Jambalo, mettant en risque l’intégrité et la survie des civils. Cette situation est la cause d’une crise humanitaire depuis le 17 avril, jour où ont débuté les opérations militaires.

Ces actions durent toujours et ont causé la mort tragique du jeune Yanson Trochez Pavi, 9 ans, et ont fait plus de 20 blessés parmi lesquels se trouvent des femmes et des éducateurs du Peuple Nasa, communauté affecté directement par cette situation de tirs croisés et par la destruction de plus d’une centaine de maisons, ce qui a causé le déplacement et dans certains cas le confinement de certains de nos compatriotes.

Nous demandons de toute urgence à tous les secteurs sociaux du pays et aux amis des Peuples autochtones des autres pays, qu’ils exigent avec nous les garanties nécessaires afin d’assurer la sécurité et l’intégrité de la vie des habitants de ces municipalités et de nos frères Nasa, nous nécessitons une aide immédiate afin de secourir les blessés et subvenir aux besoins essentiels des nombreuses personnes déplacées à cause du conflit.

L’Organisation Autochtone de Antioquia OIA se solidarise avec le Peuple Nasa, frères pionniers dans la lutte et les revendications pour la récupération de nos terres, et des Mingas, cet exercice d’exigibilité de droits que nous tenons de nos ancêtres. De plus nos frères nous ont appris que la résistance au milieu du conflit armé et à partir de l’exercice de l’autonomie et de notre juridiction est la meilleure façon de dire NON à la Guerre.

Les peuples autochtones de Colombie avons exprimé publiquement, et ce en de multiples occasions, que nous ne voulons pas que l’on nous implique dans des faits de guerre, nos gens ne font partie d’aucune armée : CONTRE LES FUSILS, LA PAROLE.

Nous ne voulons pas que soient piétinés ainsi nos droits et le libre exercice de notre autonomie. Nos communautés sont des territoires de paix et de résistance à la guerre, c’est une position fondamentale afin d’assurer notre survie.

Nous exigeons des acteurs armés qu’ils ne se livrent pas à des combats dans les territoires autochtones, nous exigeons le respect de nos territoires, le respect de la vie et de l’intégrité de nos gens. Notre décision de ne pas prendre part à la guerre, qui en ce moment met le pays à feu et à sang, naît de notre autonomie et de l’exercice de notre propre forme de pensée.

Nous construisons un pays jour après jour, par nos actions naissant de l’amour et du besoin de partager avec la nature et tous les dieux. Les peuples autochtones désirons une solution pacifique et négociée qui mette fin au conflit Colombien. Nous exigeons que les acteurs armés quittent Toribio et Jambalo et qu’ils se dénoncent eux-mêmes comme responsables de l’assassinat du jeune Yanson, des plus de 20 personnes blessées, des plus de 100 foyers détruits ainsi que des pertes économiques initialement estimées à plus de mil millions de pesos, car voilà ce qui reste après la guerre : mort, douleur et destruction.

 

QUE L’ON RESPECTE NOTRE VIE, AUTONOMIE ET DROIT DE RÉSISTER.

 

ORGANISATION AUTOCHTONE DE ANTIOQUIA

Organización Indígena de Antioquia – Oficina de Participación y Derechos Étnicos – Área de Comunicaciones – Tel: 2 84 48 45 / Fax: 2 84 71 45 – 2 91 00 08 /  E-mail: participacionoia@andinet.com

COMITÉ EXÉCUTIF

(traduction : CANO)

 

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Colombie : Après 159 jours d’exil à Bogota, les Embera Katio obtiennent un règlement.

“ Résister vaut la peine ” disent enfin les Embera Katio, loins de leur terre depuis 159 jours.

En décembre 2004 ils avaient quitté la province de Cordoba pour se rendre dans la capitale afin d’exiger que le gouvernement entende leur cause.

Le projet hydroélectrique Urra, implanté en territoire Katio sans le consentement de cette nation, a eu des conséquences désastreuses sur la vie des Katio, qui exigent depuis longtemps déjà des compensations pour les dommages environnementaux, culturels, sociaux et économiques subis. Le mutisme du gouvernement a amené plus de 300 emberas Katios à s’installer à Bogota, logés tant bien que mal au Siège social de l’organisation Nationale Autochone de la Colombie.

Le secrétaire général Katio, Belisario Domico, a par ailleurs exprimé sa gratitude à l’ONIC pour l’appui apporté à leur lutte.

Ce long périple a été très dur pour les Embera, qui à cause de leur entassement (plus de 400 personnes dans un seul édifice, du manque de nourriture et du changement climatique (d’un climat tropical à 16Co) ont souffert d’une épidémie de varicelle et de méningite. Malgré tout ils jugent que cette action en a valu la peine, puisqu’ils ont enfin pu négocier , et c’est avec satisfaction et grande hâte qu’ils retournent enfin dans leur territoire. “ C’est une date historique pour le peuple Embera Katio de Alto Sinu, mais aussi pour tous les autochtones colombiens, qui luttent avec dignité afin de vivre selon leurs coutumes sur leurs territoires ancestraux. ” L’accord signé par les Embera englobe les thèmes du respect du territoire, les permis environnementaux, la santé, l’éducation, et l’indemnisation pour les dommages causés.

 

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Mis à jour le : 26 fevrier 2005