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Les Wiphalas, emblèmes des Premières Nations des Andes

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Q'uya Raymi et  levée de la Wiphala

5E LEVÉE DE LA WIPHALA

Le 23 septembre 2006, à l’occasion du Q’uya Raymi, a eu lieu pour la cinquième année consécutive la levée de la Wiphala à la mairie de Toronto. La Wiphala est l’emblême des nations des Andes. Une centaine de personnes ont assisté à cet événement.

(photos: Correo Canadiense et Marco Guzman)

Cette année, les enfants étaient en charge de la levée du drapeau

Le groupe de danse et musique “Los Danzaq de PERU” a offert une prestation “renversante” en hommage à cet événement historique

Les Premières Nations ont accueilli sur leur territoire leurs frères et soeurs du Sud et étaient présents à l’événement.

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LA WIPHALA FLOTTE SUR TORONTO POUR LA TROISIÈME FOIS

Participants de la troisième Levée Solennelle de la Wiphala
à Toronto, Canada, le 25 septembre 2004

Sous l’auspice du Conseil Andin des Premières Nations (CANO) de Toronto, Canada, et l’appuie de l’Honorable Mairie de cette ville, a été hissée au mât de la mairie la Wiphala Andine. En accord avec notre cosmovision, les pentalogies sacrées des Amawtas marquent le début d’un retour à la terre dans maux, d’un retour à l’équilibre, à la récupération de la spiritualité, de l’identité, du territoire, de la dignité, où notre bien-aimée Pachamama et notre vénéré Pachakamac harmonisent de nouvelles façons de vivre.

Cet événement, une fois de plus, réaffirme notre identité et commence à proclamer notre réelle émancipation partout sur la planète, rompant avec les vieux cadres, les structures dépassées, les mentalités corrompues et les tendances malsaines. La vue de notre Wiphala flottant dans le ciel torontois a produit un état d’animation spécial. Une ambiance festive et cérémoniale a innondé nos coeurs et nos esprits, a ému tous les participants présents.

Par un émotif mot de bienvenue, le principal instigateur de cet événement et membre du CANO Toronto, Marco Guzman, a inauguré l’événement, et procédé au salut cérémonail des soeurs autochtones canadiennes Michele et Brenda, chanteuses du groupe “Spirit Wind” qui ont ensuite interprété au son des tambours les chansons “Flag Song” et “Honour Song”, dédiées à la Wiphala. Des voix et des tambours chargés de sens qui ont scellé la fraternité indissoluble des Premières Nations d’Abya Yala.

Susana Condori, Présidente 2004-2005 du CANO-Toronto, Victor López du Conseil Maya Sac’be de Toronto, René et Sofía Ignacio, nos Anciens qui ont hissé la Wiphala, Mary Vargas, Ramsés Calderón. En arrière: Marco Guzman et Iván Ignacio

À midi pile, sous un soleil radieux et une température agréable, la cérémonie de la levée de la Wiphala s’est initiée. Desmains de nos Anciens de la nation Aymara, René et Sofía Ignacio, est émergé notre légendaire emblème au son de la chanson autochtone “El Condor Pasa”, magistralement interprétée par la solitaire et magique flûte quena de notre frère Ramsés Calderón. Ce fut un moment indescriptiblement chargé d’émotions qui marqua l’arrivée de la Wiphala au sommet du mât de la municipalité de Toronto.

L’Honorable Mairie de Toronto, par le biais de Mae Maracle, representante autotchtone, a prononcé des paroles d’honneur et de reconnaissance à la Wiphala et aux peuples autochtones des Andes résidant cans cette ville, ratifiant la qualité multiculturelle et cosmopolite de Toronto, des paroles auxquelles l’assistance a répondu par des applaudissements nourris.

Par la suite, le Coordinateur national du CANO, Ivan Ignacio, a éloquament signalé les raisopns pour lesquelles cet acte solennel et emblématique se déroulait. Il a tout d’abord souligné le huitième anniversaire du CANO, puis a poursui en expliqant la signification de la date du 21 septembre, date où est célébré le Q’uya raymi qui en accord avec le calendrier agicole, évoque la fertilité de la terre et le début de l’époque des semailles des principaux aliments andins tels que la pomme de terre, le quinua et le maïs, et de cette façon onm espère que la récolte sera bonne. De même il s’agit de l’époque dédiée à la femme en tant qu’être vital.

M. Ignacio a également parlé du caractère sacrée et de l’orginine millénaire de la Wiphala, signalant au passage que “la Wiphala constitue la représentation mythique du calendrier luni-solaire et agricole. C’est  le reflet de l’organisation du système communautaire des peuples autochtones andins, basé sur l’harmonie, la réciprocité et l’égalité.”  et a exhorté les participants à travailler pour “l’édification d’un monde où règent la justice, l’équilibre social, environnemental et politique”. Il a ajouté que ”la Wiphala constitue la représentation dialectique de l’évolution de la science, la technologie, de l’art, du développement socio-économique et politico-culturel du système communautaire andin basés dans les principes moraux et philosophiques Andins”

Il a poursuivi en faisant remarquer que “les minorités gouvernantes des pays andins ont toujours considéré l’usage de la Wiphala comme subversif. C’est pourquoi c’est  la résistence et d’espoir de notre émancipation définitive qui est symbolisée par notre Wiphala.” termine Ignacio, de la nation Aymara.

Par la suite, la soeur Qhishwa, co-fondatrice et actuelle présidente de CANO-Toronto Susana Comdori, a synthétisé les efforts des enfants de la terre et du soleil pour survivre et maintenir les traditions millénaires de nos cultures.

Les Wayna Thakis, au premier plan Armando Chalco, Juan Carlos Tarifa, Juan Amachi, Iván Ignacio (invité spécial) et Carlos Astorga)

Immédiatement après, le groupe "Danzaq del Peru", originaire de la communauté de Ayacucho, ont fait leur entrée; les quatre talentueux membres du groupe, Hector Bautista, Michael Baldeon, Miguel Flores y Gualberto Mendoza, ont effectué une prestation sensationnelle pour honorer la Wiphala par la célèbre “Danse des ciseaux” qui pendant 15 minutes de danse, violon et harpes andines a captivé l’auditoire. Ils ont été suivi du groupe “Wayna Thakis” de l’Altiplano Andin (Bolivie) composé d’aymaras et de qhishwas qui ont interprété au son de leurs traditionnels Sikus (flûtes de pan) et Wankaras ( tambours) deux joyeuses “sikuriadas”.

Pour terminer, l’assistence a procédé à l’Apthapi (repas communautaire) où tous ont pu déguster différentes grignotises et breuvaeges, où a ressorti la délicieuse boisson de maïs (Chicha) élaborée par et généreusement offerte par nos amis de Huancayo Jesus Leon et Beatríz de la Cruz.

C’est ainsi que cet acte d’émancipation et de réaffirmation de l’identité de nos nations et communautés autochtones andines s’est déroulé pour la troisième fois dans cette nordique et éloignée métropole canadienne.

De este modo, terminó este acto de emancipación y reafirmación identitaria de los pueblos y comunidades originarias andinas efectuado por tercera vez en esta norteña y alejada metrópoli canadiense.

 

¡¡¡JALLALLA WIÑAYMARCA!!!  ¡¡¡CAUSACHUN CARULLAJTA!!!

Commission de Presse-CANO

 

 

Troisième levée solennelle de la Wiphala à Toronto

    01/08/2004,CANO-Toronto, Canada

Le 25 septembre 2004 à 12h00 au mât de la mairie de Toronto aura lieu un événement historique:  la troisième levée solennelle de la Wiphala, l’emblème sacré des nations autochtones des Andes, dont le territoire comprend les régions actuellement occupées par la Bolivie, l’Équateur, le Pérou, la zone septentrionale Chiléno-Argentine ainsi que le sud de la Colombie. La Wiphala est un drapeau de forme carré, constitué de 49 petites cases dont les sept couleurs proviennent de la décomposition de la lumière solaire. Ces couleurs de l’arc-en ciel sont disposées graduellement, de la plus claire à la plus obscure. Cet emblème millénaire sera hissé au son des notes sacrées de l’Hymne National Andin “El Condor Pasa”.

La Wiphala, considérée comme un symbole de la résistance des autochtones face à un système d’oppression, d’exploitation, d’opprobre et de despotisme, est de surcroît l’insigne de la rébellion autochtone et de sa lutte incessante pour ses droits fondamentaux, tels que la libre autodétermination et la souveraineté de ses territoires ancestraux. Conséquemment, tandis que d’autres l’ont utilisé en tant qu’objet folklorique, les minorités gouvernantes des pays andins ont toujours considéré l’usage politique de la Wiphala comme subversif. Malgré tout, quoique aujourd’hui encore dans la clandestinité, la Wiphala continue de battre au vent.

En outre, la Wiphala constitue la représentation mythique du calendrier luni-solaire et agricole. C’est  le reflet cosmique qui identifie l’organisation du système communautaire des peuples autochtones andins, basé sur l’harmonie, la réciprocité et l’égalité. De la même façon, dans son expression philosophique,  la Wiphala  constitue la représentation dialectique de l’évolution de la science, la technologie, de l’art, du développement socio-économique et politico-culturel du système communautaire andin.

Le Conseil Andin des Premières Nations-Toronto invite cordialement toute la communauté à participer à cet acte de caractère civique, patriotique et historique, spécialement dédié aux autochtones andins citoyens de Toronto. L’événement soulignera tout particulièrement la huitième année d’existence du CANO-Toronto. Il sera également consacré à la célébration du Chika Chik Yuripacha, (équinoxe du printemps sous les latitudes andines)  coïncidant avec l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère Nord (Chicka Chik Llampupacha ). Pour plus d’informations prière de contacter Susana Condori (416) 466-5999 ou Marco Guzman

 

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  • Actualisé le: 08/10/2005
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    Le Tawantinsuyu ou Pusinsuyu territoire ancestral

    [ Université Autochtone]